Affichage des articles dont le libellé est Encryption. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Encryption. Afficher tous les articles

lundi 9 juin 2014

Déambulations


Le vent effleure mes lèvres
Il s'aventure dans mon cou
Qui vacille
C'est son seul voyageur

Et perdues sous mes pas
Se déposent les eaux rares
Qui façonnent des trajets
Pour d'improbables promeneurs

J'ai fait le vœu
Que plus personne n'ouvre
Mon cœur de ses cils
Et mes ailes de ses baisers

Pour mettre fin aux émois
Dont j'aimerais n'avoir cure
Ne restent que le mal et le bien
Ces écarts de beauté

Qu'entendent mes lieux
Emplis de mystères
Tout en détours
Et doux leurres?

Le silence
C'est tout ce qui bruit
Au son de la vie
Qui s'ébat

mercredi 9 avril 2014

Madame rêve

Madame rêve de MDMA, une dose sur chaque case de sa carte de bingo. C'est pour quand les beaux jours? les amours? les artifices paradisiaques? Elle se promène d'une chambre à l'autre, d'un quartier à l'autre, sa coupe de vin à moitié pleine en équilibre instable sur sa bicyclette. Elle tangue la langue à terre. Il n'y a rien pour l'éclairer dans le guide des rêves. Elle rit et se terre. Elle crie et refuse de se taire. Rêve de malade pour madame, ce matin.

mercredi 19 mars 2014

Là où il m'est possible d'écrire

Tous les lieux de transition
Il faut qu'il y ait translation
Changement d'état
Émouvement
Pour traduire fidèlement
L'image traversée au voile

Après seulement
La mise à l'écran
Ou la gésine sur le papier
Couches difficiles
Écorchures des traces
Sutures des ratures
Défaites dépensées

Parfois
Il ne reste
Rien

Nudité sans recours
Ni ressources
Dont seule une plume
Peut m'alléger

Nuit de mars

Suspendre les mots
À la fatigue des heurts
Nausées
Que les nuits troubles
De lueurs étalent
Au gré de vagues
Espoirs

dimanche 2 mars 2014

Tissu de mensonges


Les pires mensonges
C'est à moi que je les murmure
Fragments élimés
Unis par des raccords qui jurent
Ces rapprochements de vérités floues
N'existent vraiment
Que parce que je les couds

Je surpique mes songes
De gros fils blancs
Qui tissent des vœux pieux
En vains raccommodements
J'y ajoute des froufrous
Que j'orne de guipures
Aux motifs de brocarts effilochés

Est-ce pour moi que je couds
Des coupons dépareillés
Unis par des serrements
Qui se jurent vérité
Malgré les jonctions floues
et les bouts rabibochés?

Cousette mal aguerrie
Je pique, puis faufile
Nos étoffes fatiguées
Aux rebords défaits
D'amours déçues
Réunies en mosaïque
Par nos silences qui s'y mentaient

Je me suis battue à plates couture
Au lieu d'en découdre
Avec cette nostalgie
De nos chaos si légers
Passepoils de velours
Œillades paisley
Baisers mousselines

J'ai voulu t'offrir
L'ourlet de mes lèvres
Réunir d'ébauches
Nos liens incertains
Pour en faire des courtepointes
Où nos corps moites et lassés
Se blottiraient au creux des mêmes rêves

Mais tu n'avais pas l'étoffe de l'amour
Tu as sorti ton coupe-fils
Défait mes coutures
Écorché tous mes plis
Abîmé mon cœur
Encore et encore
Aux arêtes du rocher
Imprenable qu'est le tien

mardi 18 février 2014

Délire génétique



La      flamme      a      tout      mordu
      des      dents      ont      résisté 
      et      jonchent      maintenant      le      sol 
perles      incarnées      qui      subsistent
      alors      que      les      autres 
      les      dents      d’or 
sont      fondues      en      chaînes      d’oubli 

Tous      ces      noms      dans      la      mort      sans      fin 
      enroulés      par      millions      dans      l’enfer 

N'en      savons      rien 

Humains      sans      transes      à      jamais      entachés 
      entassés      dans      ces      fosses      sans      urnes 
      qu’oblitèrent      des      cendres      communes

D’où      s’échappent      les      atomes 
      ichoreux
      fumerolles 
      érodant      la      paroi      du      temps 
      
Pour      qu'adénine      et      thymine 
Guanine      et      cytosine 
      s’accouplent      en      brins     hélicoitaux 

Dieu 
     non-dieu 
          la      vie

mercredi 5 février 2014

Furtifs baisers



J’ai semé sur ta bouche
Des écueils de morsures
Mille pleurs s’y brisent
En gouttes d’âme
Dont je couvre ta peau

Mes mots pas sages se déchirent
Et ma fente asthmatique
Accueille ton désir bien serti

Ta fronde hoquète
Sans cul férir
Et étouffe ma faim
De non-recevoir