Je m'ennuie atrocement des mains jointes, fébriles dans la nouveauté de la rencontre. C'est le printemps au coin de de Bleury et Sherbrooke.
Je pleure de joie et d'envie devant chaque baiser qu'intercepte au hasard mon regard.
Je rêve de goûter de nouveau le trouble des émois partagés.
J'espère connaître encore, avant de m'éteindre, le soupir de ta peau.
Oui, je m'ennuie atrocement de l'amour, fut-il futile, coup de foutre plutôt que coup de foudre.
Dans l'absence des petites morts partagées, je me meurs.
J'ai le vin triste, ce soir, assise dans les marches sous la pluie, coin Sherbrooke et de Bleury.
Appelle-moi! Ce soir, je consentirais même à mettre mon orgueil de côté pour être ton generic fuck... car, parfois, il faut se rendre à l'évidence...
Je m'ennuie atrocement des mains qui s'intéressent, d'un corps qui explore, des leurres et des heurts, des tendres maladresses oublieuses du temps qui a fui en laissant derrière les sillons de l'oubli.
Ces rides qui creusent patiemment le lit de la mort et qui tiennent à distance ton désir et ton corps.
Je m'ennuie mortellement des promesses que ta bouche n'a pas encore faites ni tenues.
J'ai soif de tes mains...
Et j'ai honte de ma faim.
mercredi 2 mai 2012
jeudi 26 avril 2012
vendredi 13 avril 2012
dimanche 18 mars 2012
Nos vies ordinaires
C'est avec une certaine nonchalance que nous nous installons dans la morosité, sacrifiant nos rêves à l'occasion d'un bonheur de courte vue et, souvent, de courte durée. La longue répétition des quotidiens dope tranquillement nos aspirations et avale insidieusement notre curiosité.
Nous sommes devenus de bonnes gens ordinaires.
Parfois, nous renaissons avec l'arrivée d'enfants qui partagent avec nous un peu de leur fantaisie, puis leurs tourments. Lorsqu'ils nous quittent, nous mourrons un peu; s'ils restent, ils meurent un peu avec nous.
Autour d'En terrains connus, de Sylvain Lafleur
http://www.youtube.com/watch?v=NpwoDMZQ7JQ
Nous sommes devenus de bonnes gens ordinaires.
Parfois, nous renaissons avec l'arrivée d'enfants qui partagent avec nous un peu de leur fantaisie, puis leurs tourments. Lorsqu'ils nous quittent, nous mourrons un peu; s'ils restent, ils meurent un peu avec nous.
Autour d'En terrains connus, de Sylvain Lafleur
http://www.youtube.com/watch?v=NpwoDMZQ7JQ
vendredi 16 mars 2012
Orlando, de Deborah Dunn
Je ne me censurerai pas.
Je ferai fiction de tout événement, fut-il futile.
Je dirai l'importance du moindre moment.
Orlando, de Deborah Dunn.
It humbles me.
Il y a eu là toutes les raisons pour lesquelles j'ose danser.
Comment j'aurais aimé pouvoir danser.
Une justesse aussi
Dans la compréhension de l'univers de Virginia Woolf.
Ça, mais aussi la rude caresse d'une barbe de fin de jour.
Celle d'Yvon.
Je ferai fiction de tout événement, fut-il futile.
Je dirai l'importance du moindre moment.
Orlando, de Deborah Dunn.
It humbles me.
Il y a eu là toutes les raisons pour lesquelles j'ose danser.
Comment j'aurais aimé pouvoir danser.
Une justesse aussi
Dans la compréhension de l'univers de Virginia Woolf.
Ça, mais aussi la rude caresse d'une barbe de fin de jour.
Celle d'Yvon.
mardi 13 mars 2012
Renégate
Dans la douce errance
De la tentation
L'attente ricocheEt trace les sillons
Des émois interdits
Le chant de ton nom
Écorche au passage
Ma pâle essence
Qui n'ose rien
Je suis ma pire trahison
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