Affichage des articles dont le libellé est Révélations de l'ordinaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Révélations de l'ordinaire. Afficher tous les articles

mardi 9 juillet 2013

Transition du Soi vers l'Art

Il ne sert à rien de s'interroger sur la valeur et la validité de notre propre travail créatif. Celui-ci est. L'artiste n'a pas à comprendre son travail, ni à l'analyser ou à l'évaluer. Le désir d'être aimé, reconnu, apprécié ou primé est le frein qu'actionne l'Ego pour entraver l'inspiration et le libre mouvement du processus créateur.

mardi 11 juin 2013

Est-ce qu'à lier des phrases un texte prendra forme?

L'escalier a été mon premier lieu de transition. C'était aussi un refuge et une cachette. Ma chambre était à l'étage. Parfois, cet espace entre le monde d'en bas et le monde d'en haut prenait des allures de purgatoire. Quand j'étais punie, il m'arrivait de courir à ma chambre, de claquer la porte, puis de revenir en catimini m'asseoir sur le palier intermédiaire, immobile, en silence et aux aguets. C'est encore le cas aujourd'hui, même s'il n'y a plus matière à punition, quoique je perçoive la difficulté d'écrire comme telle.

J'aime les escaliers. Le palier et la distance entre les marches et les contremarches permettent une position assise propice à la conversation, au repos et à la rêverie. L'escalier est un des mes hauts lieux d'invisibilité et de visibilité : j'y éprouve un sentiment de clarté qui rend plus aisée la translation des mots lus et des mots tus vers les mots dits et les mots écrits.

lundi 24 décembre 2012

mercredi 12 décembre 2012

Chercher

Il m'arrive de chercher un lit
comme d'autres, leur chat.
Oublieuse du ridicule,
je m'y fais égratigner.

jeudi 29 novembre 2012

lundi 19 novembre 2012

Fientes d'anges

Fréquenter des pigeons ne m'apporte aucun réconfort, ni même un espace de réflexion, encore moins un perchoir accueillant.

Rester sans repos ni répit.

Renoncer à ces dons que je n'ai pas, mais qui sont autant d'hameçons que les fourbisseurs de réponses me lancent.

Il m'arrive de vibrer aux sons de la flûte experte d'un charmeur de l'âme. Surtout s'il attise mon désir d'absolu et mon délire de gloire.

Bel oiseau colporteur et spirituel, il me tyrannise jusque dans ce que mon corps cache à mon coeur.

Je ne me résigne pas à assujettir mon esprit et ma sensibilité à des croyances ou à des dogmes. Alors, je ferme les yeux quelques instants, puis retrouve l'essentiel : la réalité, si belle et si plate à la fois!