jeudi 21 février 2013
19 phrases
Ça va être tout un défi. Chaque phrase me fait partir dans une direction différente. Je me demande s'il sera possible de tout lier dans un même récit ou si certaines offrandes susciteront leur propre récit. Pour l'instant, j'accepte d'être guidée, une phrase à la fois, dans un univers qui, autrement, me serait resté inconnu. Tout ce qui m'importe, c'est d'honorer 19 amis et leur générosité.
dimanche 10 février 2013
Ses yeux de perdition
J'ai couché avec la Mort
Caressé ses lambeaux
Enfoui mon regard
Dans ses sombres oripeaux
La dureté de son désir
Se plongeant dans ma danse
L'ai laissée me séduire
Au mépris de toute prudence
Me suis laissée couler, veule
Dans ses chairs délétères
Ses vapeurs de linceul
Indifférentes m'oblitèrent
Puis ses yeux de perdition
Se descellant des miens
Escortèrent l'illusion
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien
Caressé ses lambeaux
Enfoui mon regard
Dans ses sombres oripeaux
La dureté de son désir
Se plongeant dans ma danse
L'ai laissée me séduire
Au mépris de toute prudence
Me suis laissée couler, veule
Dans ses chairs délétères
Ses vapeurs de linceul
Indifférentes m'oblitèrent
Puis ses yeux de perdition
Se descellant des miens
Escortèrent l'illusion
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien
dimanche 3 février 2013
Les corneilles de Reynald
Mon père me parle des corneilles. Elles sont légion. Elles viennent par centaines se percher dans les arbres nus qui bordent la voie ferrée et, telles des feuilles noires, s'agitent pendant que celles qui picorent au sol forment un tapis mouvant. Il m'emmène près de la fenêtre du salon et pointe les arbres. Au même moment, un train passe rapidement; c'est un train de voyageurs. Il m'explique que les trains de marchandises sont plus lourds et plus lents. Parfois, il y a deux étages. Les conteneurs doivent laisser échapper des grains de blé sur la voie. Sinon, comment expliquer toutes ces corneilles? Il me raconte comment celles qui sont au sol s'envolent toutes ensemble lorsque les rails se mettent à vibrer, annonçant la venue prochaine d'un train. Alors, me dit-il, en une fraction de seconde, le monde est obscurci par la marée noire des corneilles du sol qui entraînent au passage celles qui se trouvaient dans les arbres. Elles forment un voile tournoyant qui, en un claquement d'ailes, disparaît. Où vont-elles? Il ne saurait le dire.
samedi 2 février 2013
Vieillir
Dunes
de vie
Plis d'amour
Parchemin des pensées...
Constater l'azur du temps
Cet horizon qui s'élargit
À mesure que la vie rétrécit.
La vieillesse n'est pas laide d'heures...
Plis d'amour
Parchemin des pensées...
Constater l'azur du temps
Cet horizon qui s'élargit
À mesure que la vie rétrécit.
La vieillesse n'est pas laide d'heures...
Inscription à :
Articles (Atom)