Je suis tout ce que mon corps est. Je suis serpente, me lovant dans d'infimes bris d'espace, touchant sans m'approprier, étant touchée sans être happée par le vide glauque du gouffre qui sépare deux êtres.
Ramper, être cet oeil mou qui se coule dans des regards de cheveux, de pieds, de ventre, de poils, qu'une bouche isole.
Je touche tout, mais qu'est-ce que je touche?
Je vois tout, mais qu'est-ce que je vois?
Je sens ton souffle chaud qui s'amuse à faire cligner mon dos.
Il y a cet épanchement de respirations brusques, tantôt timides, tantôt haletantes, jusqu'à fourire en rauquements moqueurs.
Je danse ton ravissement, coulante lave qui ne cherche pas de direction ni de sillon où s'engouffrer.
Ta caresse brûlante confond tout sur mon passage.
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