Cathy Strokowsky souffle le verre, elle le façonne. C'est ma voisine d'en face. Je la vois plus souvent depuis que Lucy, sa petite chienne, est entrée dans sa vie. J'aime ses pièces creuses et lisses aux rebords dentelés.
Cathy aime rire, elle aime la chaleur ronde du verre en fusion, le sifflement du chalumeau, la liberté des pigments qu'elle appose à sa paraison, le glory hole du four du verrier. Ses bras sont parsemés de cicatrices de petites brûlures. Lorsqu'elle souffle le verre, elle doit contrer les effets de la gravité, rester en mouvement et faire preuve d'une force tranquille.
Bien qu'elle sache souvent quelle forme prendra sa création, il entre une part de hasard dans son travail. Parfois, ça fait de la merde : elle la récupère en refondant un peu ce qui peut l'être ou en façonnant des bijoux... D'autres fois, la magie se glisse dans la fusion et délivre ce qu'elle croyait avoir raté.
Cathy dreams : ses rêves et ses pensées se transforment en une matière capricieuse qu'elle shape et qui lui échappe en même temps. Souvent, le verre livre davantage que ce dont elle avait rêvé. Elle est la maîtresse du feu mouvement, du magma des humains. D'une certaine manière, c'est une vulcaine.
dimanche 13 mai 2012
mercredi 2 mai 2012
In vino veritas
Je m'ennuie atrocement des mains jointes, fébriles dans la nouveauté de la rencontre. C'est le printemps au coin de de Bleury et Sherbrooke.
Je pleure de joie et d'envie devant chaque baiser qu'intercepte au hasard mon regard.
Je rêve de goûter de nouveau le trouble des émois partagés.
J'espère connaître encore, avant de m'éteindre, le soupir de ta peau.
Oui, je m'ennuie atrocement de l'amour, fut-il futile, coup de foutre plutôt que coup de foudre.
Dans l'absence des petites morts partagées, je me meurs.
J'ai le vin triste, ce soir, assise dans les marches sous la pluie, coin Sherbrooke et de Bleury.
Appelle-moi! Ce soir, je consentirais même à mettre mon orgueil de côté pour être ton generic fuck... car, parfois, il faut se rendre à l'évidence...
Je m'ennuie atrocement des mains qui s'intéressent, d'un corps qui explore, des leurres et des heurts, des tendres maladresses oublieuses du temps qui a fui en laissant derrière les sillons de l'oubli.
Ces rides qui creusent patiemment le lit de la mort et qui tiennent à distance ton désir et ton corps.
Je m'ennuie mortellement des promesses que ta bouche n'a pas encore faites ni tenues.
J'ai soif de tes mains...
Et j'ai honte de ma faim.
Je pleure de joie et d'envie devant chaque baiser qu'intercepte au hasard mon regard.
Je rêve de goûter de nouveau le trouble des émois partagés.
J'espère connaître encore, avant de m'éteindre, le soupir de ta peau.
Oui, je m'ennuie atrocement de l'amour, fut-il futile, coup de foutre plutôt que coup de foudre.
Dans l'absence des petites morts partagées, je me meurs.
J'ai le vin triste, ce soir, assise dans les marches sous la pluie, coin Sherbrooke et de Bleury.
Appelle-moi! Ce soir, je consentirais même à mettre mon orgueil de côté pour être ton generic fuck... car, parfois, il faut se rendre à l'évidence...
Je m'ennuie atrocement des mains qui s'intéressent, d'un corps qui explore, des leurres et des heurts, des tendres maladresses oublieuses du temps qui a fui en laissant derrière les sillons de l'oubli.
Ces rides qui creusent patiemment le lit de la mort et qui tiennent à distance ton désir et ton corps.
Je m'ennuie mortellement des promesses que ta bouche n'a pas encore faites ni tenues.
J'ai soif de tes mains...
Et j'ai honte de ma faim.
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