Rien n'est jamais sûr.
Un regard, une caresse
Des mots qui s'égarent,
Emportés par des cavaliers fous
Éperdus à l'horizon.
Je les vois au loin.
Leurs montures mordent le temps.
mardi 16 août 2011
Texte sauvé de l'oubli numéro 2
Combien de millénaires te séparent de ton corps, Méduse?
Pourtant, tu n'es pas morte, car ton effigie hante et pétrifie encore l'imagination des êtres.
Ton œil est toujours agile dans la colère. Il s'exerce à voir ce qui se tait à l'ombre de mes pensées.
Tu veilles sous mes paupières, Méduse, et d'étranges mots se tordent dans ma tête.
Ton cri erre encore, et encore et encore sur mes lèvres interdites.
Et je ne me possède plus.
Note :
Le Baiser Oculaire II, Josée Lambert et Alice Bergeron
Performance-installation, Soirée des murmures, Festival de théâtre des Amériques, 1986
Ces textes accompagnaient trois séries de photos de Josée Lambert.
Pourtant, tu n'es pas morte, car ton effigie hante et pétrifie encore l'imagination des êtres.
Ton œil est toujours agile dans la colère. Il s'exerce à voir ce qui se tait à l'ombre de mes pensées.
Tu veilles sous mes paupières, Méduse, et d'étranges mots se tordent dans ma tête.
Ton cri erre encore, et encore et encore sur mes lèvres interdites.
Et je ne me possède plus.
Note :
Le Baiser Oculaire II, Josée Lambert et Alice Bergeron
Performance-installation, Soirée des murmures, Festival de théâtre des Amériques, 1986
Ces textes accompagnaient trois séries de photos de Josée Lambert.
mardi 2 août 2011
Petite révélation d'insomnie numéro 1308:
Je suis ici: c'est la seule façon saine que j'ai trouvée de prendre position.
samedi 23 juillet 2011
Petite révélation d'insomnie numéro 1307:
Le problème, avec la méchanceté, c'est qu'il est facile d'en prendre l'habitude.
mardi 12 juillet 2011
Petite révélation d'insomnie numéro 1306:
Il faut que j'arrête de penser que je n'ai rien à dire et que je commence à écrire. Au lieu de parler de moi, je dois me faire témoin. Ce sera la même chose, mais en mieux.
lundi 11 juillet 2011
Texte sauvé de l'oubli numéro 1
Photo (c) Pierre Blackburn
Te souviens-tu?
Te souviens-tu de ta langue
touchant mes lèvres et
me traversant d'une bouche à l'autre?
Tu divisais mon corps
en deux cris.
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