dimanche 29 août 2010

Quand tous les jours, c'est la fête, ce n'est pas la fête: c'est une dépendance.

Notes et impressions en vrac - Québec

 Le Jules et Jim a brûlé - je me suis repliée sur le Sonar, un bar à tapas. Très agréable, même si le barman me demande conseil sur "comment vieillir", car il a 48 ans et appréhende l'arrivée de la cinquantaine. Il faut dire que quelques minutes plus tôt, le serveur me faisait remarquer qu'il y avait beaucoup de femmes seules dans le quartier Montcalm. Elles sont élégantes, même si elles ont renoncé à séduire. Sous un vernis de dynamisme et de gaieté, une tristesse sourd et se confond en appels muets. Souvent, certains jeunes hommes les perçoivent et y donnent écho par des sourires. Le barman et le serveur, tous deux d'origine espagnole, me racontent tout cela pendant que je sirote un ballon de rouge. Suis-je l'une de ces dames âgées percluses de solitude? Je ne sais pas comment avoir mon âge. Bon. Au cinoche, je vais voir The City of Your Final Destination, avec Hopkins et Gainsbourg.

Finalement, j'ai bien aimé ce petit film sur l'amour.

mercredi 18 août 2010

Blues du retour


Il y a quelques années, j'ai pris une année sabbatique. Difficulté d'être à contrecourant de la vie active, problèmes familiaux, ennuis financiers - tout ça a fait en sorte que je n'ai pas pu rester inactive, ni profiter de ce congé. Il faut dire que cette année avait été prévue pour la rédaction d'un mémoire de maîtrise, qui n'a jamais eu lieu. Après une propédeutique éprouvante, il s'est avéré qu'un de mes fils avait des difficultés scolaires importantes. La question s'est posée: qui a besoin de réussir ses études? J'ai renoncé à mes études pour aider fiston. Est-ce que cela été une bonne décision? Difficile de le dire: ç'a été la croix et la bannière, les cris, les colères, les encouragements, les petites victoires, les défaites. Quoi qu'il en soit, il est rendu au cégep - on se croise les doigts pendant qu'il se les délie sur le clavier, collé sur StarCraft II.

Mais tout ceci est accessoire. Voici qu'après de longues vacances, je dois me préparer à retourner au travail, encore au même endroit, après plus de vingt ans.

Après ma sabbatique, je suis rentrée au boulot. Je me souviens de ce retour au travail. J'ai poireauté une bonne demi-heure dans le couloir, car j'étais incapable d'entrer dans mon bureau. Un état de désespoir proche de la panique, les larmes aux yeux: j'avais échoué, j'avais raté la porte de sortie que devait me donner la maîtrise. Dix ans plus tard, je suis dans la même situation. Mon retour au travail est prévu pour le 30 août, je ne pourrai pas terminer ÉCR, le projet auquel je me suis consacrée avant de partir, le nouveau projet qu'on me destine à mon retour ne m'excite pas, je n'aurai pas des outils pourtant essentiels à mon travail (Antidote, Acrobat Writer, l'accès au Petit Robert en ligne et à d'autres logiciels) à moins que la haute direction ne le juge nécessaire et-pour-un-temps-limité. J'ai le "motton", juste à y penser. D'autant plus que j'ai refusé 4 offres d'emploi, car la différence de salaire était trop grande ou les conditions, vraiment moins intéressantes. Cependant, je sais mieux ce que je veux et il y a des sacrifices que je ne suis pas prête à faire.

lundi 9 août 2010

Il y a peu de choses dont je sois certaine


Ce soir encore, j'ai pu vérifier que je ne pourrais pas vivre sans le mouvement. Il ne s'agit pas seulement de la danse, bien que j'aime énormément danser, et ce, depuis toujours. C'est plus complexe, plus profond. Plus je vieillis, plus je constate que j'ai l'immense privilège de pouvoir bouger, de retirer un plaisir physique du mouvement, et d'éprouver toute une palette d'émotions en lien avec le travail corporel.

dimanche 8 août 2010

Son doux langage s'est tu



Parmi les toiles de Waterhouse, je pense que Le martyre de Sainte Eulalie (1885) est celle qui m'émeut le plus. Il y a la position des jambes, puis celle des bras... Ensuite, le lien au poignet. La mince couche de neige accentue sa pureté.

vendredi 6 août 2010

Hystérie et peur

Dans le film Mr Nobody, Sarah Polley incarne Élise, une femme dépressive. Nemo, le personnage principal et l'un des époux possibles d'Élise, pense que la source de l'état de sa femme est la "mémoire" d'une peur archaïque, peur qui perdure inconsciemment, et qui ne peut être calmée, malgré tous ses efforts.

mardi 3 août 2010

Des clous


Les voisins (hum, surtout les voisines) en ont marre de nous entendre clouer, arracher, visser, échapper, sacrer, polluer visuellement, etc.
J'aurais donc dû savoir qu'on n'aurait pas terminé les travaux dans les temps prévus, et qu'il y aurait plein d'imprévus et de problèmes à régler.

lundi 2 août 2010

Que de temps perdu à ne rien faire!

J'aimerais bien méditer, ne m'accrocher à aucune pensée ou émotion, cesser de fuir par l'action inutile - MAIS c'est impossible, l'angoisse me guette!

Parmi les actions utiles à faire aujourd'hui:
- trouver le courage de rappeler un organisme auquel j'ai fait parvenir mon cv;
- exprimer adéquatement et de manière convaincante que je suis la personne qu'ils doivent embaucher (ce job "crie mon nom");
- me rappeler en entrevue mes deux principaux défauts (orgueil, besoin de reconnaissance) et mes principales qualités (rigueur, créativité, loyauté, souplesse, polyvalence);
- répondre aux questions qu'on me pose et n'élaborer que si on me le demande;
- constater que je n'ai aucune raison valable de manquer de confiance en moi ou de douter de mes compétences.