lundi 27 juin 2011
Petite révélation d'insomnie no 1305:
Période fail mom. Comment se fait-il qu'un de mes fils soit un hard gamer dans le déni total? J'essaie d'éviter les anxiolytiques, mais il va bien falloir dormir un jour...
mardi 14 juin 2011
Petite révélation d'insomnie numéro 1304:
Je ne veux pas altérer mon humeur et mes perceptions autrement que par une attention plus aiguë portée au moment. Le présent est effectivement un cadeau : il est la parfaite conjonction entre l’espace et le temps, entre mon état d’être vivant partageant la présence d’autres êtres vivants et d’objets.
dimanche 15 mai 2011
Il y davantage d'années derrière que devant
J'ai commencé à danser sur le tard, même si j'aurais voulu le faire plus jeune - mais ça n'a pas été possible pour toutes sortes de raisons, dont les miennes. On and off, j'ai suivi des cours ici, des ateliers là. Donc, pas de formation sérieuse, et une lutte constante contre un sentiment d'imposture.
Un jour, je me suis aperçue que ce serait bête mourir sans avoir dansé et que, plus encore, je risquais de mourir de ne pas avoir dansé. On and off, j'ai suivi des cours ici, des ateliers là. Le sentiment d'imposture y était toujours, parfois même une certaine forme de panique, du fait du rejet, de la part des "vraies" danseuses, de qui je suis (âge, handicap visuel, manque de formation réelle). Mais lorsque je sortais d'une classe en larmes, après qu'une danseuse ou une prof/chorégraphe ait été bête avec moi ou, pis encore, quand tout un groupe m'avait ignorée, j'ai commencé à me dire que, ne serait-ce parce que j'avais payé pour suivre ce cours, j'avais le droit d'y être. Et les choses se sont mises à changer...
En janvier dernier, je me suis trouvée à augmenter la cadence, je suis passée d'un cours par semaine à quatre, et à participer, lorsque l'occasion se présentait ou quand on m'y invitait, à de petites représentations (spectacles de fin d'année, caméo dans Edgy Women, par exemple). La confiance et l'estime s'en sont trouvées si heureuses que j'ai continué de danser à ce rythme, malgré les longues heures de travail et toutes les responsabilités que je choisis d'avoir à la maison.
Je gagne ma vie comme chargée de projet en édition (éditrice de manuels scolaires) depuis 20 ans. Ces dernières années cependant, la danse et le théâtre m'ont amenée à constater qu'à force de réécrire les textes des autres, j'avais perdu la force d'écrire mes propres textes. Dur, dur d'accepter de regarder en face ce fait, surtout que j'aurais souhaité, espéré, pensé être écrivaine... Ne pas avoir écrit et ne pas écrire: voilà une autre des caries de mon âme. Il serait ridicule de mourir sans avoir écrit, et plus encore, est-ce que je ne risque pas de mourir si je n'écris pas?
Un jour, je me suis aperçue que ce serait bête mourir sans avoir dansé et que, plus encore, je risquais de mourir de ne pas avoir dansé. On and off, j'ai suivi des cours ici, des ateliers là. Le sentiment d'imposture y était toujours, parfois même une certaine forme de panique, du fait du rejet, de la part des "vraies" danseuses, de qui je suis (âge, handicap visuel, manque de formation réelle). Mais lorsque je sortais d'une classe en larmes, après qu'une danseuse ou une prof/chorégraphe ait été bête avec moi ou, pis encore, quand tout un groupe m'avait ignorée, j'ai commencé à me dire que, ne serait-ce parce que j'avais payé pour suivre ce cours, j'avais le droit d'y être. Et les choses se sont mises à changer...
En janvier dernier, je me suis trouvée à augmenter la cadence, je suis passée d'un cours par semaine à quatre, et à participer, lorsque l'occasion se présentait ou quand on m'y invitait, à de petites représentations (spectacles de fin d'année, caméo dans Edgy Women, par exemple). La confiance et l'estime s'en sont trouvées si heureuses que j'ai continué de danser à ce rythme, malgré les longues heures de travail et toutes les responsabilités que je choisis d'avoir à la maison.
Je gagne ma vie comme chargée de projet en édition (éditrice de manuels scolaires) depuis 20 ans. Ces dernières années cependant, la danse et le théâtre m'ont amenée à constater qu'à force de réécrire les textes des autres, j'avais perdu la force d'écrire mes propres textes. Dur, dur d'accepter de regarder en face ce fait, surtout que j'aurais souhaité, espéré, pensé être écrivaine... Ne pas avoir écrit et ne pas écrire: voilà une autre des caries de mon âme. Il serait ridicule de mourir sans avoir écrit, et plus encore, est-ce que je ne risque pas de mourir si je n'écris pas?
vendredi 22 avril 2011
Souvenirs - Angie, des Rolling Stones et A Whole Lotta Love, de Led Zeppelin
Dans ce temps-là (milieu des années 1970), un motard adulte et une fille de 15 ans, c'était pas de la pédophilie, ni même du détournement de mineure - on se faisait recruter de la même façon qu'aujourd'hui : les beaux mots et l'illusion de l'amour.
Je m'appelais Lyne. Le Gitan m'a choisi un nom, Coolin Baby. C'est quand je l'ai quitté que j'ai décidé que je m'appellerais Alice.
Je m'appelais Lyne. Le Gitan m'a choisi un nom, Coolin Baby. C'est quand je l'ai quitté que j'ai décidé que je m'appellerais Alice.
samedi 2 avril 2011
Petite révélation d'insomnie numéro 1303:
Souvent, ma solitude est telle, que toute souffrance devient abstraite.
dimanche 27 mars 2011
Annihiler ou lénifier?
Pour sentir - ou ressentir - il faudrait que je m'arrête, que je reste coite, silencieuse.
Au risque que ça se mette à crier. Alors, je fuis.
Je m'épuise de travail, d'activités, d'évitements de toutes sortes.
Évanouie de présences avortées, touchée pour être aussitôt repoussée.
Multipliant les occasions de contacts sans pour autant entrer en relation.
Où suis-je alors que je suis si loin de moi,
Prise au jeu de l'illusion, sans jamais assumer la faim d'exister?
Pâle pâture de la parure
Joueuse du paraître en public et, à défaut d'y être, par-être
en recherchant les occasions de m'offrir en spectacle
pour annihiler ou lénifier mon apersonnage
Au risque que ça se mette à crier. Alors, je fuis.
Je m'épuise de travail, d'activités, d'évitements de toutes sortes.
Évanouie de présences avortées, touchée pour être aussitôt repoussée.
Multipliant les occasions de contacts sans pour autant entrer en relation.
Photo: (c) Pierre Blackburn
Où suis-je alors que je suis si loin de moi,
Prise au jeu de l'illusion, sans jamais assumer la faim d'exister?
Pâle pâture de la parure
Joueuse du paraître en public et, à défaut d'y être, par-être
en recherchant les occasions de m'offrir en spectacle
pour annihiler ou lénifier mon apersonnage
samedi 12 mars 2011
Le principe de la relativisation
Comment accorder assez d'importance à ce qui en a moins au regard d'autres chagrins que le mien?
Pretend
So I pretend nothing's wrong and that all is well, and worthwile...
Everything is fine
In heaven, everything is fine. You've got your good things and I've got mine.
J'ai toujours pensé que les autres avaient raison. Et que moi, j'avais tort, même si la raison des autres ne faisait aucunement sens.
Pretend
So I pretend nothing's wrong and that all is well, and worthwile...
Everything is fine
In heaven, everything is fine. You've got your good things and I've got mine.
J'ai toujours pensé que les autres avaient raison. Et que moi, j'avais tort, même si la raison des autres ne faisait aucunement sens.
Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau?
Alice, don't give us that nonsense!
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