samedi 23 juillet 2011

lundi 18 juillet 2011

mardi 12 juillet 2011

Petite révélation d'insomnie numéro 1306:

Il faut que j'arrête de penser que je n'ai rien à dire et que je commence à écrire. Au lieu de parler de moi, je dois me faire témoin. Ce sera la même chose, mais en mieux.

lundi 11 juillet 2011

Texte sauvé de l'oubli numéro 1

 Photo (c) Pierre Blackburn

Te souviens-tu?
Te souviens-tu de ta langue
touchant mes lèvres et
me traversant d'une bouche à l'autre?

Tu divisais mon corps
en deux cris.

lundi 27 juin 2011

Petite révélation d'insomnie no 1305:

Période fail mom. Comment se fait-il qu'un de mes fils soit un hard gamer dans le déni total? J'essaie d'éviter les anxiolytiques, mais il va bien falloir dormir un jour...

mardi 14 juin 2011

Petite révélation d'insomnie numéro 1304:

Je ne veux pas altérer mon humeur et mes perceptions autrement que par une attention plus aiguë portée au moment. Le présent est effectivement un cadeau : il est la parfaite conjonction entre l’espace et le temps, entre mon état d’être vivant partageant la présence d’autres êtres vivants et d’objets.

dimanche 15 mai 2011

Il y davantage d'années derrière que devant

J'ai commencé à danser sur le tard, même si j'aurais voulu le faire plus jeune - mais ça n'a pas été possible pour toutes sortes de raisons, dont les miennes. On and off, j'ai suivi des cours ici, des ateliers là. Donc, pas de formation sérieuse, et une lutte constante contre un sentiment d'imposture.

Un jour, je me suis aperçue que ce serait bête mourir sans avoir dansé et que, plus encore, je risquais de mourir de ne pas avoir dansé. On and off, j'ai suivi des cours ici, des ateliers là. Le sentiment d'imposture y était toujours, parfois même une certaine forme de panique, du fait du rejet, de la part des "vraies" danseuses, de qui je suis (âge, handicap visuel, manque de formation réelle). Mais lorsque je sortais d'une classe en larmes, après qu'une danseuse ou une prof/chorégraphe ait été bête avec moi ou, pis encore, quand tout un groupe m'avait ignorée, j'ai commencé à me dire que, ne serait-ce parce que j'avais payé pour suivre ce cours, j'avais le droit d'y être. Et les choses se sont mises à changer...

En janvier dernier, je me suis trouvée à augmenter la cadence, je suis passée d'un cours par semaine à quatre, et à participer, lorsque l'occasion se présentait ou quand on m'y invitait, à de petites représentations (spectacles de fin d'année, caméo dans Edgy Women, par exemple). La confiance et l'estime s'en sont trouvées si heureuses que j'ai continué de danser à ce rythme, malgré les longues heures de travail et toutes les responsabilités que je choisis d'avoir à la maison.

Je gagne ma vie comme chargée de projet en édition (éditrice de manuels scolaires) depuis 20 ans. Ces dernières années cependant, la danse et le théâtre m'ont amenée à constater qu'à force de réécrire les textes des autres, j'avais perdu la force d'écrire mes propres textes. Dur, dur d'accepter de regarder en face ce fait, surtout que j'aurais souhaité, espéré, pensé être écrivaine... Ne pas avoir écrit et ne pas écrire: voilà une autre des caries de mon âme. Il serait ridicule de mourir sans avoir écrit, et plus encore, est-ce que je ne risque pas de mourir si je n'écris pas?